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Novembre 2025

Cher arbre

Jour d'été

 

L’après-midi, à l’ombre du figuier, un jour d’été plombé par un soleil implacable. Les grandes vacances s’étirent, le temps est élastique.

Les matinées commencent à dix heures, il fait déjà chaud, mais c’est encore supportable. Après le petit-déjeuner, on peut jouer dehors, courir, se dépenser. On déjeune tard, des plats légers parce qu’on n’a pas faim, il fait si lourd.

Et donc, l’après-midi, on fait la sieste sous le figuier, les abeilles bourdonnent, les feuilles ne bruissent pas sous un vent inexistant. Les parents lisent, les enfants font semblant. Et puis tout le monde s’assoupit.

Ensuite, on prépare tout le matériel pour aller à la plage : les serviettes, pelles, seaux, parasols, glacières… Chargés comme des baudets, on arrive trempés de sueur sur le sable. Les parents lisent, ou font semblant, les enfants crient dans les vagues ou bâtissent des châteaux de sable ou des barrages pour retenir la mer qui ne se laisse pas attraper. 

Et puis c’est l’heure de rentrer, il y a le repas du soir à préparer. On se réinstalle à table, on a le temps. Tonton Fernand apprécie trop le rosé, on rigole fort à ses blagues, ou on fait semblant. Les enfants sont fatigués, mais ils courent encore partout et ils crient encore plus fort que dans les vagues. Tatie Charlotte se fâche : « Si vous ne vous calmez pas, on n’ira pas voir le feu d’artifice ! ». Papy Robert tempère : « Laisse-les, ce sont des enfants, il faut bien qu’ils s’amusent. »

Tatie Charlotte grince : « Et bien avec nous, tu n’étais pas aussi tolérant si je me souviens bien… »

Mamy Germaine calme vite tout le monde en apportant le dessert.

Il est presque l’heure, toute la famille rassemble le matériel : couvertures, anti moustiques et lampes de poche, et chargée comme des baudets se dirige vers le point de vue d’où l’on verra le mieux le feu d’artifice et où l’on passera le début de la nuit, allongés dans les prés.

Evelyne Le Coz 

Rêver

Rêver, 

Rêver d’un impossible rêve 

Ah si je pouvais 

Ah si j’osais

 

Oser, 

Oser te recevoir mon ami 

Toi qui me prendrais dans tes bras 

Pour me murmurer tout bas 

Rêver, Oser 

Oser rêver de ces mots susurrés 

De ces mots-dits, dits sans voix 

Oser rêver de toi 

Oser tout quitter, te retrouver là-haut 

Rêver être un oiseau, un oiseau sans âge 

Tu me ferais danser, 

Virevolter jusqu’à nous épuiser 

Ode à la joie ! 

Sans rien craindre de cet ici-bas 

Sophie. J

Nous n'étions que des enfants sauvages

 

Nous n'étions que des enfants sauvages

Livrés à nous même dans un monde d'orages

Sauvages, pas sauvageons

Pourquoi le dit-on ?

 

Nous n'étions que des enfants sauvages

Assistant au naufrage 

D'un monde usé jusqu'à la corde

Privé de miséricorde

 

Nous n'étions que des enfants sauvages 

Bousculés par les ravages

Du manque d'humour

Du manque d'amour

 

Nous n'étions que des enfants sauvages 

Une troupe au clair obscur du Caravage

Nés pour jouer la comédie des jours anciens (et tu pleures)

Nés pour jouer l'avenir à qui perd gagne

 

Nous n'étions que des enfants sauvages

Dans votre monde seulement de passage

Depuis notre absence,

Vos cœurs sont en jachère

Vos esprits engoncés dans cet univers, univers, univers...

 

Vous êtes-vous seulement aperçus

Que nous avons disparu,

Nous les rêves, vos rêves d'enfance

 

Emmanuelle POINSENOT

Mes actes héroïques 

 

Comment à 20 ans, je me suis chargée de ma petite sœur de 15 ans

Comment j’ai accouché sans péridurale

Comment j’ai sauvé un motard accidenté devant chez moi

Comment j’ai surmonté l’annonce ma fille de devenir militaire

Comment j’ai survécu à 6 mois de mission au Liban de ladite fille

Comment j’ai réussi à ne pas frapper un chef abruti

Comment j’ai sauté en parachute

Comment je me suis pété le coccyx en sautant d’une falaise dans un lac pour épater ma fille et mon mari

Comment j’ai suivi les jeunes de mon cours de théâtre à une soirée picole et karaoké

Comment j’ai surmonté le lendemain qui a succédé à cette soirée

Comment j’ai passé une licence à 50 ans

Comment je me suis inscrite à un atelier d’écriture

Comment j’ai explosé une comète qui menaçait la terre

Comment j’ai désarmé 20 terroristes dans un train

Comment j’ai arrêté les substances illicites qui me rendaient mégalos.

Comment j’ai avoué que trois de ces propositions étaient fausses

Evelyne Le Coz 

Mauvaise nouvelle

Je suis le docteur du coin, le toubib des familles et des solitudes. J'ai 60 ans. J'ai peu dormi cette nuit pour deux raisons (mais il y en a peut-être d'autres). 

La première, l'éclairage trop vif de la lune trop pleine envahissant la chambre, malgré les rideaux, une incitation à retourner le corps et l'esprit dans tous les sens. La seconde, les vibrations inopportunes et malvenues de la musique pourtant  éloignée. Une teuf à souffler des bougies ou à oublier le quotidien qui reviendra demain. Là bas, dans et autour des bâtiments de « La ferme aux Loups ». J'ai évidemment sombré au petit matin dans un relâchement aussi furtif  qu'inespéré. Quand on est venu sonner et frapper fortement à ma porte. La traduction d'une impatience et d'une gravité qui fait vite oublier la bienheureuse léthargie. 

Et je me suis retrouvé sur place, à la ferme, accompagné de deux personnes  abasourdies. Sous un ciel laiteux au-dessus des bouquets d'arbres, dans une atmosphère étrange, seul l'aboiement d'un chien troublait la scène. 

Des hommes et des femmes s'en allaient, empressés de quitter les lieux, ils  levaient le camp. Je les voyais de dos, engoncés dans leurs manteaux mal ajustés, une valise à la  main, sous une sorte de guirlande en berne où deux ampoules clignotaient faiblement comme  un signal de danger. Ils se tenaient à distance les uns des autres, certainement muets oubliant la  communion festive de la veille. Je ne pouvais voir leurs expressions et j' ai idée que leurs yeux n'offraient plus de regard. Ils passaient devant une caravane et une toile de tente, abris provisoires où quelques-uns prolongeaient encore leur assoupissement. 

Mais je ne suis pas ici pour cette vision-là, je suis rentré et ai traversé une  grange ouverte par un rideau sombre, jusqu'à la plus grande salle des bâtiments aux poutres  apparentes, dont la plus solide était porteuse d'une détresse suspendue au bout d'une corde, peut-être une détresse trop longtemps cachée. Un moment où j'ai compris l'état émotionnel troublé de  chacun des fêtards. Un drame et une panique propagée. 

De la verticalité consternante de ce corps, il a fallu revenir à une position  plus conventionnelle. Et j'examinais. Et je regardais les pupilles dilatées, je voyais trop de fantômes,  d'illusions, de non dits, de solitudes. Je voyais aussi trop de vide dans les verres, trop de tourbillons,  de délires, de rires des autres, et de souvenirs mauvais. J'ai abaissé les paupières comme on ferme les volets d'une maison abandonnée. La bouche immobilisée dessinait un rictus en point d'interrogation, un pourquoi indéchiffrable. 

J'ai signé le certificat,  je suis sorti, j'aurais voulu faire ma valise aussi, courir vers l'ailleurs.

Jean-Pierre

L'humanité égarée 

Égarée parmi tous ces matins où tu te lèves sans entrain

Pour permettre à ton patron d’amasser les ronds

Dans le vacarme des machines qui turbinent à l’usine

Et ces boulots à la chaîne qui t’aliènent et font de toi un alien

 

Égarée parmi les nombreux zéros des évadés fiscaux

Vents debout pour qu’on ne touche pas à leurs sous

Les prétendus self-made men qui créent des emplois par centaines

Mais délocalisent parce que c’est meilleur pour le biz

 

Égarée dans ce climat délétère pour la planète Terre

Dans le triste ballet des oiseaux en pétrole privés de vol

Mais Trump l’a dit, le changement climatique c’est des conneries

Alors on réinvestit à fond dans le charbon

 

Égarée dans les vociférations des experts en carton de la télévision 

Et les théories du complot véhiculées par les réseaux sociaux

Parmi les mots dits haut, paranos, démagos, machos, fachos

Et les images chocs, en toc

 

Égarée parmi les idées belliqueuses travesties en pensées pieuses

Les bombes qui plombent et creusent des tombes

Les balles qui claquent en rafales

Et les tranchées où poussent les macchabées

 

Égarée, mais qui ne demande qu’à être retrouvée

Notre humanité, pas totalement annihilée

Damien 

L'amour 

La soirée était fraîche. 

L’Amour resserra le col de son blouson. 

Les quais étaient quasi déserts, hormis quelques joggeurs courageux, solitaires, et deux personnes qui venaient de se retrouver. Des amis supposa-t-il. 

L’Amour avait atteint son banc de bois. Il s’assit lourdement en soupirant. Il mit ses mains dans les poches de son cuir, en ressortit son paquet de clopes, mais pas son briquet. Il étira ses jambes moulées dans son jean’s brut, chercha son briquet dans ses poches, sans succès. 

“Ça commence bien …” 

Il replia les jambes, pencha la tête en arrière et s’adressa aux nuages du ciel citadin: “Fais chier …”. Et il fourra le paquet de cigarettes à sa place. 

L’Amour s’installa plus confortablement contre le dossier du banc, croisa sa cheville gainée dans ses fidèles boots sur son genou, et se mit à observer le quai. 

La lumière d’automne déclinait rapidement. Bientôt, les lampadaires prendraient le relais. Même les joggeurs forcenés avaient déserté. 

Il se dit que la soirée allait être longue et, fatigué d'avance, abaissa sa casquette sur les yeux. Il n’aimait pas se faire remarquer. 

“ En même temps, c’est pas comme si on me reconnaissait facilement en ce moment …”. Une bourrasque de vent froid vint le faire frissonner malgré l’épaisseur de son cuir vieilli. Blasé, il se recoiffa de sa capuche et croisa les bras sur son torse. 

Après quelques minutes perdu dans ses pensées, un mouvement sur sa droite le surprit. “Tiens, ils sont encore là, eux ?!” 

Le couple croisé tout à l’heure. 

L’Amour, ragaillardi, se redressa tout de suite. 

“ Hé hé, la soirée ne va finalement pas être perdue pour tout le monde.” Un sourire, léger, étira ses lèvres pleines. Il se passa sa grande paluche sur la barbe, les yeux étrécis, à l’affût du moindre signe. 

Il avait de la bouteille maintenant. 

Ça pouvait être ténu, très ténu, il repérait tout ! Avec la conjoncture actuelle, il ne pouvait pas se permettre de passer à côté. 

Une vague d’amertume le surprit. 

Tellement de gâchis, tellement de possibles perdus. Comme ça, pour rien. Des critères à n’en plus finir, des attentes irréelles ! Société de consommation de l’amour, et pas un de ces idiots foutu de LE reconnaître ! 

L’Amour fourra rageusement sa main dans sa poche et la ressortit dans la foulée, tout aussi vide que tout à l’heure. 

“Fait chier !”

Il ne devait pas se laisser submerger par l’émotion, le moment demandait toute sa concentration. 

Il reprit son observation : ballet des mains qui se frôlent, regards qui s’évitent et se cherchent, main séductrice dans les cheveux… 

Lui, la séduction ne l'intéresse pas, c’est pas sa mission. Lui, il lui faut plus. Il lui faut moins. Sa mission, c’est autre chose. 

Soudain, là ! De nulle part, infime, LE signe. 

Il dégaina fébrilement son téléphone, appuya sur la touche raccourci, et à peine une sonnerie retentit que son interlocuteur décrocha : 

“Hey Cupidon, ramène-toi fissa !” 

FIN.

Asma YAFI

Il en faut du courage 

 

Il en faut du courage pour aller au bout de sa rage,

    tenir debout encore   debout   au coeur du naufrage,

    et regarder en face    en face sans écart   sans détour   sans tabous

     tares   plaies outrages,

    garder l'oreille toujours ouverte    ouverte à tout debout,

          et n'être plus jamais  plus jamais sourd aux orages 

 

    Je pourrais délaisser les chagrins  les désirs,

     abandonner au sort le souvenir des morts,

    taire en moi les ravages 

 le tapage 

      le délire 

  le saccage               le sauvage,

 

   Je pourrais croire n'avoir plus de remords, , , 

    attente 

    distante 

  fondre dans le décor 

laisser venir 

  surfer les rires 

 Esquiver    slalomer 

   toujours esquiver          esquiver même un soupir 

     couler dans la pente 

  glissante  fuyante          errante 

   et puis rester rivée au bord du rivage       sage

    l'ancre dans le port 

                             absente 

 

On appellerait ça le destin,    tous à suivre le même chemin,

on aurait ce parcours du sort,

d'où il ne sort 

 presque    rien, 

tout ça,  sans grand  effort 

 

Mais quel insipide festin !

    quand il y a là, 

   tout au fond de mon âge,

 des mots qui m'arrachent   me détachent

 qui crachent insistent et persistent 

     sans plus de retard 

 

Il en faut pourtant  du temps        du temps pour  vivre tout son corps 

   délier les pires amarres 

  dénouer les secrets gourds

 

et connaître vraiment le voyage 

    le sentir

  encore 

    et encore, 

    et puis,

    un jour,

     au détour 

    de la page,

   le voir s'ouvrir à la marge 

    et le redécouvrir 

             comme un trésor 

 

Anne Camberlin

Féminicide

 

Ce soir, mon amour, par ta faute, je suis devenu le ténébreux. Dans la nuit profonde, je suis un veuf, un mari abandonné, inconsolé perpétuel.

Maintenant, muni d’une bâche et d’une pelle, je vais chercher un lieu isolé, où la terre ne sera pas trop dure, un endroit écarté où je pourrai t’enterrer.

Evelyne Le Coz

Colère

 

Allez…C’est parti…Elle me gooooooonfle putain !!! J’en ai plein le cul à la fin !! 30 ans que ça dure, qu’elle s’en bat la race de ce que ça peut me faire, et là bordel de merde j’suis putain de fatigué, épuisé, j’en peux plus !!! STOP, STOP, STOP !!

 

- Maintenant tu fermes ta gueule là STOP !!

 

Ok. Ça je l’ai dit tout haut…Bon. Bah…go, je continue. 


J’en ai marre, je viens de me faire larguer, je déménage je change de ville de travail de vie, et pour la 1ère foutue fois où je me dis « allez, demande à ta mère un coup de main pour le déménagement, elle se plaint que gnagnagna tu demandes jamais d’aide », pour UNE FOIS qu’au milieu de tout ce merdier tu te dis que tu vas faire un pas dans son sens, parce que « c’est ta mère quand même », lui montrer que t’es grand, tu évolues, tu pètes les barricades, tu demandes ENFIN de l’aide…Parce que putain je bosse 60h par semaine, à Dijon, que je reviens à Châlon après le taff pour faire des cartons, gérer les gosses, les angoisses de leur mère parce que ses petits bébés vont changer de vie aussi, et que juste je n’ai pas le temps de DORMIR, je dors pas putain, tu captes ça ou c’est trop dur ?? Et là je demande ta putain d’aide dont je veux pas parce que j’essaie ENCORE de te « convenir » alors que c’est pas le moment, PAS DU TOUT !! Et toi tu fais quoi ? Tu viens me péter les couilles à me faire flipper que « je sais pas quoi » je récupèrerais pas ma caution parce que mes volets sont sales ?!? Et qu’il faut que je fasse mieux mon ménage parce que ça fait crasseux que l’extérieur de mes volets du QUATRIEME foutu étage sont sales, parce que crasseux c’est comme ça que tu me vois alors que j’ai un satané planning de nettoyage pour mes chiottes et ma douche, alors merde, merde, merde et remerde à la fin. On va faire un truc. Soit t’as un truc sympa à me dire, un truc PO-SI-TIF à m’apporter, soit juste tu dégages de ma vie au moins le temps que je gère mes emmerdes et qu’enfin je puisse me poser face aux choix que j’ai faits. Alors maintenant tu dégages, juste tu fous le camp, j’vais me démerder. Non, c’est bon, remballe ton matos, j’vais me débrouiller, c’est c’que je fais toujours de toute façon, désolé d’avoir cru que je pouvais compter sur toi. Plus rien à foutre de chercher ta validation, s’il y a rien qui te convient, et bah tant pis, j’ai pas besoin de toi. Merde !

Florian

Carte postale

 

Je sentais sous mes pieds s'enfuir le sable fin,

La mer était si chaude et le soleil brûlant,

Les étoiles de mer se sauvaient sur le fond,

Fuyant vers un refuge mes mains et mes caresses,

 

Une île entre le ciel et l'eau

 

Les courants m'emportaient vers les coraux fleuris

Où les couleurs chatoyaient sous les vagues,

Le ciel était si vaste et la brise si légère

que ma nage me fondait dans cette immensité

 

Une île entre le ciel et l'eau

 

La terre était bien là, mais déjà si lointaine

Qu'elle aussi se perdait dans l'horizon bleuté,

Rester là et se perdre dans tous ces éléments

Sans bouger ni parler mais sentir à jamais

 

Une île entre le ciel et l'eau

 

Catherin Mangin 

ANTI KON BIO

 

Bonjour, je suis Evelyne, du Parti AKB : Anti Kons Bios. Notre mouvement est né dans les années 80, en réaction au diktat du tout bio inspiré par les babas cools des seventies.

En effet, nous nous insurgeons contre des directives injustes imposant des normes bios. Nous revendiquons haut et fort la possibilité d’être des Kons non bios. Des Kons bien lourds, bien gras, bien trafiqués, de vrais gros Kons industriels, pas naturels.

C’est vrai, quoi, ras le bol des injonctions des Kons bios qui exigent du naturel, du sans engrais, du pur Kon, tout maigre.

Alors, si comme nous, vous rejetez l’idée d’être un Kon de base, sans colorant ni produit chimique, un Kon tout fade, en somme, rejoignez notre mouvement pour des Kons transgéniques, libres, et surtout PAS bios.

Comme nous, revendiquez votre droit d’être des Kons cramés aux UV, avec des teintures chimiques orange et du cholestérol.

Comme nous, nourrissez-vous aux chaînes d’infos privées et aux burgers trafiqués.

Rejoignez-nous et devenez de vrais Kons pas bios.

Votez AKB !

Evelyne Le Coz

Alexandrins Medley

 

Ariane ma sœur

La fille de Minos

Le prince d’Aquitaine

Dans la nuit du tombeau

Les rideaux : les voilà

 

Seigneur, et vous pleurez

Et les cris de la fée

Au sourire si doux

Qui tombe des étoiles

 

Sois sage, ô ma douleur

Dans la nuit du tombeau

Que le jour recommence

Le reflux les remporte

Evelyne Le Coz 

Je suis 

 

Je suis printemps et écroulement des feuilles

Je suis réveil matinal et sommeil nocturne

Je suis brushing et chevelure bouclée

Je suis turbulences et embellies

Je suis gourmande et au régime

Je suis rapide et traîne-savate

Je suis innocence et colère

Je suis une et multiple

Je suis Gémeaux.

Evelyne Le Coz

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